hommage à l’artiste Said Amine

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Le caricaturiste marocain, Said Amine, est décédé, à l'hôpital des spécialités à Rabat,  le 12 juillet 2006 suites d'une longue maladie…
Natif de la ville de Khénifra en 1973, le défunt, qui a entamé sa carrière de caricaturiste à l'âge de 17 ans, était titulaire d'un diplôme de l'Ecole des Beaux-Arts à Casablanca et d'un diplôme d'études universitaires générales en littérature anglaise. Il avait obtenu le Prix Mehdi Manjra de la caricature.
Said Amine, qui a travaillé pour plusieurs quotidiens et hebdomadaires nationaux, était connu par son professionnalisme, sa moralité irréprochable et sa défense des personnes humbles.
Dans une déclaration à la MAP, le directeur, rédacteur en chef du quotidien Annahar Al Maghribia, Abdelkrim Badiî, a indiqué que les thèmes des caricatures du défunt étaient axés sur la vie politique, qu'il a su ériger en art suscitant le respect de ses pairs et

l'admiration de nombreux lecteurs.

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Pour rendre hommage à l’artiste qu’il était


Pour rendre hommage à l’artiste qu’il était, l’Instance nationale de protection des biens publics a organisé un concours qui porte le nom de Saïd Amine et ayant pour thème «Baraka men chefra» (basta, le vol). Histoire de perpétuer le parcours d’un homme qui a fait de la lutte contre toutes les injustices le credo même de son art.
après son décès, on se souvient toujours de Amine.L’homme à la silhouette frêle qui, à travers ses caricatures dans des publications comme «Demain», “Doumane” ou le Journal Hebdomadaire, a consacré par le dessin une certaine ligne éditoriale. Il portait en lui cette foi créatrice en la profession. Sa mort prématurée (33 ans) a été un terrible choc pour sa famille, ses amis et ses confrères.
Face au Pouvoir C’est que Saïd Amine n’est pas un caricaturiste au parcours ordinaire. Après avoir fait un passage à l’école des Beaux-arts de Casablanca, il se dédie à différents genres artistiques comme la peinture et la céramique. Durant les années, 90 il publie plusieurs de ses caricatures dans des supports de presse comme «Al Alam», «Anwal» ou encore «Ashahid», tout en participant à des expositions de dessin au Maroc comme à l’étranger. Il se fera remarquer dans le milieu journalistique quand il rejoint l’équipe de Lmrabet au sein de «Demain» et «Doumane». «Je me souviens de ce jour comme si c’était hier. Je suis parti à Khénifra pour lui proposer de rejoindre notre équipe. Saïd est un frère, très sympathique et très gentil avec ses amis comme avec ses adversaires», se souvient Khalid Gueddar, ex-caricaturiste de «Demain», actuellement au Journal Hebdomadaire. Après l’interdiction de ces deux publications satiriques, Amine rejoint la rédaction du Journal. Il devient à travers ses coups de crayon et ses bulles acerbes le caricaturiste au talent qu’on lui connaît. Un homme qui n’épargne aucun des puissants. «Il avait beaucoup de courage puisqu’il était en confrontation directe avec le système. Il avait des personnages et derrière chaque dessin, une vision, une ligne et une réflexion», témoigne Ahmed Beyoud. Avant d’ajouter : «Khalla blasstou (il a laissé un grand vide)…» Mis à part sa conscience politique, il avait aussi une véritable connaissance de son pays. Sur les colonnes du Journal Hebdo, Aziz Daki, critique d’art lui a rendu l’hommage suivant : «Amine est un caricaturiste que j’appréciais beaucoup. Il savait, avec un humour caustique, puiser dans la culture populaire. Ce qui fait la valeur d’un caricaturiste, c’est sa capacité à être le thermomètre de la société, et Amine la connaissait bien». Bakhti, se souvient d’un artiste avant-gardiste. Un homme qui a su évoluer techniquement après chaque dessin. «Il cherchait toujours l’innovation. C’était un personnage d’une grande spontanéité. Un être entier. Ce qui rendait son travail d’une fraîcheur incomparable», nous disait-il. Même lors de son hospitalisation qui a duré 15 jours, Saïd Amine n’a rien perdu de son humour, ni de son militantisme. Quelques jours avant sa mort, il avait déclaré à Bakhti à Naji et Rik, venus lui rendre visite à l’hôpital Ibn Sina : « Nous les caricaturistes, nous sommes les défenseurs du petit peuple. Et il est normal que nous payions cet engagement de notre santé».

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