LETTRE DU FONDATEUR  DU SALON INTERNATIONAL
DE LA CARICATURE D'ORAN AU DG DE L'ONDA

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A Monsieur le Directeur General de l’ONDA                                             Oran, le 13 décembre 2018
Objet : LETTRE
Monsieur,


Le travail bien fait ne vous préoccupe jamais, et ni il préoccupe ceux qui vous ont intronisés à la tête de l’office national des droits d’auteur, et c’est bel-et-bien contre la fameuse famille royale qui domine le cabinet ministériel, il y a belle lurette, que je me plains. Vous nous avez ignorés, clochardisés, désorientés et actuellement vous nous poussez les un après les autres vers l’idée de quitter le pays à la quête d’une autre vie ailleurs. De mémoire vous êtes apôtre de la médiocrité. Je vous comprends, vous avez un grand parapluie, vous êtes bien appuyé pour régner, peu importe les résultats sur le terrain de la création. Quelle honte !
Monsieur Bencheikh, l’incurie marginale, administrative et financière que j’ai subie de votre pars, ainsi que le complot que vos acolytes collaborateurs algérois comme oranais ont fomentés contre ma personne afin d’entraver mon beau projet et m’interdire d’organiser la 1ère édition du salon international de la caricature, du dessin de presse et d’humour ne cesse de faire couler l’encre, jusqu’à-où certaines presses étrangères ont qualifié cet acte de dictatorial, d’absurde et d’arbitraire. Quel honte !
Soyez tranquille, ne vous étonnez pas, je ne vous écris pas pour me rabattre sur l’ONDA dans l’espoir de solliciter un secours financier de quelques ronds, j’en ai assez vécu « l’hypocrisie », et je me suis bien rassasié de vos « baratins ». Et si je vous écris, aujourd’hui, c’est parce que vous m’aviez appelé ce jeudi « 6 décembre 2018 » vers « 8h50 ». Evidement, c’est vos collaborateurs décideurs du cabinet ministériel qui vous ont dépêché pour me contacter, n’est ce pas?. Mais sachez que je vous ai ni écrit et ni sollicité quoi que ce soit de votre pars. Il s’agit d’une lettre que j’ai ouverte pour monsieur Bedoui reprise le 02/11/2018 par « Le Matin d’Algérie » dans laquelle j’ai dénoncé les dépassements ainsi que les injustices qui gangrènent l’administration oranaise dont le cabinet de l’intérieur vous a transmis une correspondance, ce qui a déclenché la tempête au Plateau des Annassers. Quel honte !
Enfin, on vous a dépêché pour donner l’impression que vous êtes à l’écoute de l’opinion publique, ce qui n’a jamais eu lieu malheureusement. Pourquoi? parce que vous êtes l’une des conséquences de ma situation et celle des quarante millions d’intellectuels algériens en voie d’extinction. Vous m’avez appelé pour m’informer, huit mois après, que c’est la direction de la culture de la wilaya d’Oran voire son directeur Kouider Bouziane & CO qui sont derrière ce sabotage. Ya si Bencheikh, je ne suis pas dupe, j’ai toujours en main l’autorisation pour l’exploitation des espaces du MAMO. J’ai même les copies des visas d’entrée en Algérie (type culturel) que les dessinateurs étrangers ont obtenus. Arrêtez votre cinéma, et arrêtez de nous prendre pour des cons car l’histoire retiendra tout, surtout pour une opération de sabotage au sens propre du terme dans le but d’interdire un évènement grandiose de renommée internationale et d’empêcher l’expansion de la liberté d’expression dans notre pays.
Mon fin mot ! j’ai constaté que la conséquence d’un exemple flagrant de l’incompétence culturelle en Algérie est dû aux comportements malsains et maladroits de nos petits chefs qui ne cessent d’abuser de leurs pouvoir de nuisance, symbole de la mauvaise gestion.    
Et pour toutes les marques d’irrespect à mon égard et envers mes qualités artistiques, « ignorance, hypocrisie et j’en passe », je ne vous salue pas.


Nour El Yakine FERHAOUI
Artiste, journaliste et caricaturiste
Fondateur du Salon International de la Caricature,

du Dessin de Presse et d’Humour d’Oran (Saboté)  
Email : ferhaoui_nori@yahoo.es


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