Sfax Capitale de la caricature Arabe 2016 

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Sfax Capitale de la Culture Arabe 2016 : Des moments privilégiés pour le public  du dimanche 4 au vendredi 9 décembre courant, le 1er Festival arabe de la caricature aura éclaboussé par son éclat et sa splendeur hilarante la quarantaine d’espaces où il s’est fait inviter. En effet, inscrite au programme de la manifestation Sfax Capitale de la Culture Arabe 2016, la première édition du Festival arabe de la caricature se distingue, d’abord, par l’aura des artistes invités. Expérience, notoriété, talent sont, est-il besoin de le préciser, les attributs des Tunisiens Chedly Belkhamsa, un artiste au talent immense, Taoufik Omrane, lauréat du prix «Académia» du meilleur caricaturiste tunisien en 2014 et le jeune  caricaturiste tunisien Anis Mahrsi connu par ses dessins remarquables , du célébrissime et artiste de génie, l’Egyptien Georges Bahjouri, ainsi que de non moins prestigieux caricaturistes dont le Marocain Naji Bennaji, directeur du site des caricaturistes arabes et récipiendaire de nombreuses distinctions artistiques, le Syrien Hassen Edlibi, qualifié par Ghada Samman de pionnier de l’art de la caricature dans le monde arabe, l’Algérien Jamal Lounis, un autodidacte fier d’exceller sans pour autant revendiquer une quelconque ressemblance avec un artiste tiers, l’Irakien Mansour Al-Bikri, résident en Allemagne, et son compatriote Ali Al Mandalawi ainsi que le Palestinien Imad Hajjaj.Avec une mention spéciale pour la brillante Doaa El Adl, porte-drapeau du militantisme féminin, élue par la BBC parmi les 100 femmes inspiratrices et les plus influentes dans le monde, en 2016.L’important est donc d’établir une connexion, un dialogue, voire une connivence entre le public, qu’il soit amateur ou citoyen lambda, et ces caricaturistes passés maîtres dans cet art sympathique et de plus en plus populaire de la satire graphique, de la dérision et du persiflage, taillant en pièces, allègrement et sans humeur, aussi bien les personnes que les sociétés. C’est ainsi que la visibilité et la quasi-omniprésence ont constitué les traits caractéristiques du festival, dans le dessein avoué de se faire valoir, de prendre racine et de jeter les ponts de la communication particulièrement avec les jeunes générations.D’où la diversification des lieux d’expositions collectives comme Dar El Founoun, l’Espace El Founoun (Gremda), l’Institut Supérieur des Arts et Métiers, la Maison de l’Avocat, l’espace El Arouika, les institutions éducatives, culturelles, universitaires et de jeunesse à Sfax…D’où également la multiplication des ateliers d’initiation, animés par les caricaturistes dans les espaces indiqués.Au cours de ces contacts, les temps forts sont, sans doute, les séances de création d’œuvres caricaturales. Voir, en effet, un artiste en pleine action donne l’occasion au public d’assister aux moments privilégiés de l’acte de création, aux différentes étapes de la genèse des œuvres, de la formation à l’enfantement. Autant de moments d’intense émotion mais aussi de découverte, celle des styles, des techniques, du génie propre à chaque artiste et des spécificités des coups de crayon de chacun d’entre eux.L’émotion, l’attente fébrile et le sentiment de fierté sont plus visibles lors des séances d’esquisse des portraits ou des caricatures, auxquelles se prêtent volontiers les artistes, à la demande des visiteurs des expositions désireux de se faire croquer. Des enfants et même des adultes savourent ces moments inédits. L’air un peu gêné de se voir l’objet d’attention des curieux agglutinés autour des tables des caricaturistes, ils jouent les modèles, bien concentrés mais attentifs à ce qui va naître sur le papier de la transe du crayon du dessinateur, avant de rentrer fièrement avec leur portrait portant la signature d’un grand caricaturiste.Ce qu’il importe de signaler aussi, c’est que cette première édition du Festival arabe de la caricature sera marquée, entre autres, par deux actions majeures, en l’occurrence la sélection des meilleures créations en vue de les transposer sur des fresques murales témoignant de l’événement, ainsi que la possibilité de réalisation d’une production collective, sous forme de fresque géante, réunissant tous les artistes présents lors de cette première édition.

Par : Taieb LAJILI


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